vendredi 23 février 2018

Richard + Franklin = Poulin



… En arrière scène, un blanc croissant de lune flotte entre ciel et terre. Des rayons de lumière aux couleurs primaires, éclaboussent la scène ici et là. Bien planté sur ses pieds, l’Artiste porte fièrement sa guit’ sur la hanche droite. Il s’éclate et nous embobeline dans ses histoires songées, à double, voir à triple sens. Il raconte la ténacité d’un Maurice Richard, qui exhortera la sienne. Il accroche dans nos cœurs, des effilochés de foudre de l’inspirant Franklin… 
 
Alexandre Poulin coud ses chansons avec des monologues. Histoires vraies (s’il le dit!), touchantes, comme celle d’Eugénie et de son Arthur Thomas (j’en ai eu les larmes aux yeux…). Y’a aussi celle de M. Désilets et de son crayon magique. Il laisse chevaucher ses tounes entre présent et passé.

Par l’intelligence de ses mots, la beauté de ses harmonies et envolées musicales, il m’a envoûtée. Talentueux bonhomme! Quel spectacle tu nous a livré avec tes deux acolytes, Mathieu et Pascal. 
Bravo! Bravo à vous trois!

J’étais heureuse d’avoir passé outre les restes de toux et de rhinorrhée et d’avoir osé, papiers mouchoirs, pastilles et gel désinfectant en poche, assister au spectacle. Après les milliers de kilomètres roulés avec sa musique dans les oreilles, je n’allais pas louper deux heures et demi de présence luminescente.

Chapeau Alexandre et reviens nous voir quand tu veux, maintenant que tu n’as plus à te produire à la Poly!!!...

Addenda : Ville-Marie vite prépare-toi : il sera chez-vous ce soir. Val d’Or, toi tu as le Temps, il sera là demain et Rouyn-Noranda, dernier mais non le moindre, soit au rendez-vous le 25 février. Témiscabitibiens, parole d’ange-aérien, ne manquez pas ça!

jeudi 22 février 2018

Tramontane



J’avais passé ce dimanche ensoleillé au chevet de Papa Fitzsou, alors qu’il était plongé dans un étrange et selon moi, inhabituel et profond sommeil. Je l’avais regardé pendant des heures, se battre vaillamment contre un innommable microbe qui avait élu domicile dans ses poumons sans invitation.
 
Ses mains étaient refermées, emprise silencieuse sur son invisible force intérieure. Sa respiration, quoique hasardeuse, soulevait son épaule droite d’un mouvement oscillant entre le calme et la tempête. Je me demandais… Et demain?...
 
Simultanément, magie des textos, j’échangeais des mots avec l’Ami Pat. Présence rassurante malgré la distance. Bienfait de l’amitié, évitant de perdre la tramontane*…

Lundi se pointa avec la microscopique impression que quelque chose se tramait dans mon corps. Papa Fitzsou de son côté, était sorti de sa léthargie et trônait souriant, auprès de ses sujets féminins. En fin de journée, l’impression devint évidence…

Après deux jours d’intense état végétatif, passés coquettement vêtue d’un pyjama, les yeux cernés jusqu’au menton et enroulée dans mon doudou jaune pelucheux, j’ai déployé mes ailes sur ce jeudi, le cœur rempli d’espoir que ce vilain rhume, prenne un peu le large. 

Pendant ce Temps de réclusion, n’ayant d’énergie que pour chiner quelque désennui, plus souvent qu’autrement, j’ai stagné sur TV5, le poste des Cousins. C’est là que j’appris, via une émission très intéressante, ce qu’était la tramontane

Pour alterner, et sous la suggestion d’une pub de Montréal (qui veut que je retourne la voir parce qu’elle a changé (paraît-il)…), j’ai aussi ressorti un vieux casse-tête, histoire de profiter de la lumière s’infiltrant par les larges portes patio. Le soleil après tout, ça guérit tout. 

Ou presque!…

* Tramontane : étoile polaire (être désorienté, perdre le nord) ou vent froid venant du nord-ouest qui souffle sur le Languedoc et le Roussillon; page 2656, Le Petit Robert, 2003

lundi 19 février 2018

Des nouvelles



Quand je me tais ici, ce n’est pas parce que je me roule en boule dans un coin du salon. Au contraire. C’est parce que ma Vie-du-Temps-Retrouvé ne me laisse aucun moment pour souffler. Ainsi…
 
La semaine dernière, j’ai vu à me faire pré-arranger pour le jour où tout-le-monde-finit-par-se-rendre… Vous avez bien lu! Comme le pré-débroussaillage avait été fait l’an dernier à pareille date, il ne me restait plus qu’à passer à l’action, finaliser, signer et payer. Check!

Autre magasinage : le contenant qui contiendrait le comment-tout-le-monde-finit-par-finir. J’ai osé demander à mon Ami Louis-XVI, le sculpteur-ébéniste de s’en charger. Je voulais quelque chose de très simple, en bois teint couleur cerisier. Ma dernière demeure, comme s’est plu à me lancer mon Ami! Je suis donc passée à l’action, finalisé et payé. Check!

N’ayez crainte, je n’ai pas pris un coup de vieux, ni ne prévois vous quitter définitivement prochainement. J’ai juste réalisé que j’avais maintenant l’âge des REER et d’Agnico Eagle, et que ça valait la peine d’y voir. Un beau cadeau anti-casse-tête que je fais à mes Héritiers quoi! 

Dernier point chaud : restera la pierre tombale qui s’enracinera dans le petit cimetière de St-Mathieu-d’Harricana. Je me donne jusqu’au printemps.
Mais mon idée est déjà faite, et d’après les balbutiements de discussion ici et là, ça devrait se réaliser d’ici la fin de l’automne. Je vous en reparlerai.

Les mots de Papa Fitzsou

Assise à la salle à dîner, je tente par mon verbiage, de divertir la tablée. Papa Fitzsou, sourit et écoute en silence. À un moment, je l’interpelle. Il répond assez clairement:

« C’est pareil comme si je parlais avec eux autres… » Magie! 

Hey que « c’est beau la Vie »!!!

Richard + Franklin = Poulin

… En arrière scène, un blanc croissant de lune flotte entre ciel et terre. Des rayons de lumière aux couleurs primaires , éclaboussent ...